A lire, voir ....

lecture

lectures en cours























Livres en commande














































Livres que j'aimerai prochainement :













































Vendredi 20 janvier 2006
Je viens de lire un article sur Chroniques de Louves  http://www.webzinemaker.com/louves-online/

Ca devrait pas faire mal d'être un enfant
de Jan Hunt traduit par Jeannine

Je vous fait part des morceaux choisis à méditer :

"La coopération authentique quant à elle vient du cœur. La seule forme de coopération qui en vaille la peine est celle qui est offerte librement par un enfant, pas parce qu’il a été terrorisé pour obéir mais parce qu’il se sent aimé, respecté et compris, et que par conséquent il souhaite traiter ses parents avec amour et respect en retour."

C'est là que les parents gagnent le vrai respect de leur enfant

" Il n’y a aucune information sensée dans la fessée, aucune instruction verbale (constructive ou non d’ailleurs) qui puisse être comprise par un enfant effrayé, en colère ou émotionnellement perturbé. "

Ca me fait mal quand les parents ne s'en rendent pas compte, quand ils sont trop axé sur leurs propres besoins non comblés sans en prendre conscience

"Contraindre un enfant à répondre à "nos" besoins par la supériorité de notre taille et de nos moyens ne résout en rien les vraies questions qui ont conduit au comportement difficile. Le comportement indésirable – ou tout autre forme de mauvais comportement – se reproduira tant que les besoins légitimes de l’enfant ne sont pas comblés, ses sentiments accueillis, tant qu’il ne se sent pas sincèrement aimé et en sécurité. "

Voilà qui résume très bien ce qu'on essaie de faire

"Inévitablement un jour, les besoins de l’enfant entreront en conflit avec les nôtres mais cela n’est pas plus sa faute que lorsque les besoins de deux adultes entrent en conflit. La différence est que les parents sont en position de force, position dont ils peuvent – mais ne devraient jamais – abuser. C’est injuste et inadapté que les plus forts surmontent leurs difficultés en écrasant les plus faibles et il y a toujours d’autres alternatives. Si nous sommes créatifs nous pouvons résoudre les conflits de façon efficace et compatissante. Par contre tout rejet de la personne ou usage de la force ne fait que renforcer le conflit plutôt qu’aider à la résolution. C’est ainsi que l’on voit escalader punitions et mauvais comportements en un infernal cercle vicieux. L’enfant et ses parents se retrouvent coincés dans une lutte de pouvoir. Le parent, de par son statut de supériorité, par sa taille, ses responsabilités et les lois unilatéralement favorables aux adultes – et non aux enfants – peut toujours gagner dans ce type de bataille, au moins tant que l’enfant n’est pas encore un adolescent ou n’est pas encore suffisamment costaud pour se rebeller. "

Tout est dit :o)

"C’est une insupportable souffrance pour l’enfant que d’être rejeté par ceux dont il a le plus besoin pour sa survie, qu’il ne peut dans ce cas que refouler puissamment ses sentiments. C’est une telle souffrance de croire qu’un parent adoré puisse délibérément le blesser que l’enfant va se mettre à croire que les punitions sont adéquates, justifiées et qu’il « les mérite ». L’enfant se dit alors qu’il est « mauvais » et qu’un « mauvais » enfant comme lui mérite d’être blessé. C’est ainsi que ces idées fausses sur les comportements des enfants et les façons d’y répondre des adultes se perpétuent à travers les générations. "

 C'est tout à fait ce que j'ai ressenti pendant longtemps

"Sachant que les enfants apprennent essentiellement par l’exemple, un accompagnement authentiquement aimant sera fait de patience, confiance, d’acceptation et compréhension que les parents manifesteront à l’enfant. Un enfant « suffisamment puni », sera peut-être en apparence plus « coopératif » mais au fond de lui bout la colère, le ressentiment. A moins que ces sentiments ne soient directement reconnus et accueillis, ils vont s’entasser pendant des années jusqu’à ce que l’enfant se sente assez fort pour les exprimer. Les adolescents en colère ne tombent pas du ciel."

Je vous incite à lire l'article complètement car c'est une mine d'information et tellement bien écrit:
http://www.webzinemaker.com/admi/m4/page.php3?num_web=40225&rubr=2&id=287910
Par gaelle - Publié dans : d'autres l'on si bien écrit
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 janvier 2006

Cette nuit fut encore un nuit d'insommie de 2h à 4h : encore heureux que je me couche tôt car Argann lui a toujours la forme le matin en se levant !!


Mon commentaire d'hier me paraissait incomplet quand je l'ai écrit mais aucune idée de ce qui pouvait bien manquer : eh bien cette nuit, je l'ai compris :o))


J'ai du travail au niveau du lacher prise sur mon intimité (article précédent )  mais aussi sur la maîtrise de soi !!


Une phrase m'avait interpellé quand je l'ai lu mais je ne savais pas pourquoi ...j'étais certaine qu'elle avait une grande importance mais laquelle ????




je vous la livre : "When you are injured and feel pain its messages is "run away!" or "fight ! you are being damaged". This is survival information. The pain of labor and birth has entirely different message. It says: "relax your pelvic muscles. Let go. Surrender. Go with the flow.Don't fight this. It's bigger than you. " soit, en gros,   " quand vous êtes blessé ou sentez de la douleur, le message que vous recevez est "fuit ! " ou "bat toi ! tu va être abimé". C'est une information pour la survie. La douleur du travail et de la naissance est complètement différent . Il dit " détent les muscle de ton col. Laisse aller. Rend toi. Suis le flot. Ne le combat pas. C'est plus fort que toi"

Eh bien j'ai trouvé : non seulement si je veux accoucher par moi même à la maison, il va falloir que je me réconcilie avec mon intimité (pour que je puisse laisser les autres m'assister) mais en plus il va falloir que je lache prise sur ma super maîtrise de moi même !! Et là aussi, c'est 30 ans de ma vie à remettre en cause : j'ai été élevé dans la maîtrise de soi ! il ne faut pas se laisser envahir par ses émotions et toujours se maîtriser . Conclusion : je suis incapable de me mettre en colère ou de m'abandonner à mes émotions. Je pensais que c'était une force mais en fait cela est devenu ma faiblesse car c'est bien d'avoir un néocortex fort mais il a étouffé mon cerveau primaire (sans apprendre à le gerer) dont je vais avoir besoin lors de cet accocuhement. Je ne sais pas gérer mes émotions sans les étouffer par une facade de super maîtrise : là,  il va falloir que je me laisser aller, que je me rende sans combattre pour rejoindre ma propre nature :o))

Pour compléter : "Yet many women react to labor pain in the same way they react to the kind of pain they experience when wounded. They think of medicating it and see no gain from experiencing labor without medication" soit, en gros, "Encore certaines femmes réagissent aux douleurs du travail comme à celle d'une blessure. Elles pensent à prendre des médicaments et ne voient aucun interêt d'expérimenter ce travail sans"

Longtemps, j'ai pensé la même chose et encore je me disait, il n'y a pas si longtemps combien cette naissance allait être douloureuse mais que pour que notre fille ai une naissance respectée, j'étais capable de le faire : en fait, c'est un raisonnement complètement maso de défi à soi même sans remise en cause profonde :o((

Enfin, je viens de comprendre ce qu'implique d'accoucher à la maison sans péri et par moi même: ce n'est pas un défi  mais un cheminement  très personnel de remise en cause et presque de réparation de soi  vis à vis de sa propre nature: la nature me rattrape !!  Je me sens de plus en plus en paix avec moi même et de moins en moins le besoins de me prouver que je suis forte en me mettant en danger.

J'ai l'impression que chaque naissance va m'apporter de grands boulversements : avec Argann, je me suis découvert comme étant une femme et pas un garçon manqué, pas une wonder women comme dans les magasines mais bien bien juste une maman maternante :o))   Et avec notre petite fille, je pense que je me rapproche encore plus de ma vrai nature, de ma féminité... et peut être encore plein d'autres choses car je ne fait que commencer à cheminer sur cette merveilleuse route de la marternité que des millions de femmes ont emprunté avant moi  :o)))
Par gaelle - Publié dans : lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 19 janvier 2006
J'ai attaqué le chapître 4 aujourd'hui : 2h dehors au soleil ça laisse du temps pour lire :o)))

Ce chapitre fait le parallèle les fonctions des phincters pour éliminer et reproductif qui sont de même nature: j'avais un peu de mal au début mais tout à coup tout m'est apparu tellement évident. J'avais déjà lu chez Michel Odent l'importance de l'intimité quand une femme accouche mais là ça m'a sauté au yeux !!

Elle écrit, entre autre, que :

- les phincters n'obéisse pas aux ordres : Pousser va se faire naturellement sans que personne n'ai besoin de dire de le faire et ni comment le faire : c'est même très perturbateur :o(
Pour ceux, ki n'ont jamais ressenti ce qu'est accoucher dans ces conditions peuvent imaginer combien c'est perturbant d'avoir quelqu'un  d'étranger à coté de soi pendant  qu'on est aux toilettes qui vous dit quoi faire !!
En y repensant , je n'ai d'ailleurs rien compris pendant la naissance d'Argann: ce n'est pas moi ki est accoucher mais quelqu'un m'a accoucher :o(( j'ai été spectatrice ou comme on dit dans le milei médical  UNE PATIENTE !!

- Ils fonctionnent encore mieux dans le respect de l'intimité : C'est comme si on demandait à quelqu'un de faire pipi au mileu d'une groupe d'inconnu :o( et bien accoucher demande d'avoir le même degré d'intimité pour que la dilatation se fasse au mieux. C'est quand même un acte très intime !! quand je l'écris ça me parait d'une évidence limpide mais comment font ils pour ne pas y penser ????

-Ils peuvent se refermer subitement : si une gazelle, entrain de mettre bas, sent la présence d'un prédateur, elle peut renverser le processus et remettre à plus tard la naissance et bien c'est pareil pour les femmes, un toucher vaginal non respecteux pendant la phase de travail (comme trop souvent) peut bloquer l'accouchement (comme pour les hommes dans les toilettes publiques ki s'arrêtent quand qqun d'indélicat entre dans la pièce). Et après on dit que les femmes ne sont pas capables d'accocuher et que la nature est mal faite mais je crois surtout que le milieu médical a encore oublier les fondamentaux physiologiques des femmes !!

Elle pose même la question de la présence des hommes pendant l'accouchement ou de toutes personnes étrangères : là j'ai eu un déclic !! Je me posais la question d'un accouchement sans assistance mais je ne savais pas vraiment pourquoi. La sage femme que j'ai rencontré à l'air extra mais pour l'instand, elle est encore une étrangère pour moi !!! Eh oui ça c'est une évidence mais je ne l'avais pas vu comme ça !! Il va falloir non seulement que je me sente en confiance mais en plus qu'elle fasse parti de mon intimité et là, ça va être un vrai boulot de lacher prise pour moi !! Je me demandai même si je souhaitai la présence de François mais là je me dit que le problème ne se situe pas à ce niveau : ce ne sont pas les extérieurs qui me posent problème mais bien mon intimité à moi  :o(  il y a des jours comme ça ou les choses nous sautent au yeux sans qu'on les attendent !!

Bon, il va falloir que je travaille sur ma mise à nu : rien que d'y penser ça me fait peur !! mais je suis convaincue au plus profond de moi que cette expérience va me changer et en quelque sorte me libérer :o)))
Par gaelle - Publié dans : lecture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 19 janvier 2006
Pour les gens du sud ça parait normal mais après de longues années à Orléans, j'avais du mal à y croire : le chauffage est éteint, les fenêtres sont grandes ouvertes- et nous venons de passer quasiment 2 h dehors à se chauffer au soleil :o))))

Je comprend mieux pourquoi François voulait tand retourner dans le sud : je pense que je vais très bien m'y faire LOL
Par gaelle - Publié dans : divers à ne pas manquer
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 19 janvier 2006
Comme quoi de laisser les enfants décourvrir par eux même les goûts sans jamais forcer les laissent  aimer les légumes !!




Argann vient de découvrir les carottes crues :o)) il les aimait déjà cuites depuis quelques mois mais n'avait jamais voulu les goûter crues !!  et bien c'est chose faite : il en a même mangé une grosse ce midi épluché par lui même :o))


Par gaelle - Publié dans : Argann
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 18 janvier 2006

Pour illustrer mon article  précédent .....

DES FAMEUSES LIMITES

Il est difficile d'aborder le sujet de l'éducation sans parler des fameuses limites issues de la maxime : “L'enfant a besoin de limites”. J'observe qu'il y a, pour les parents et les éducateurs, un questionnement confus à ce sujet. Pour ma part, je ne souscris pas à l'idée de “limites” en tant que principe, mais j'adhère naturellement à l'observation des limites en tant que réalité.

Je m'explique. En l'absence de limites, il y a forcément de l'abandon : de l'abandon de soi (“Je dis toujours oui, même quand cela ne me convient pas”), ou l'abandon de l'enfant (“Je dis toujours oui car je me désintéresse des conséquences de tes actes ou de tes choix, je suis indifférent, je te laisse te débrouiller en toute circonstance, je ne te fais pas bénéficier de mon attention, de mon intérêt, de mon expérience, je ne te donne pas les outils nécessaires à la construction de ton bien-être et de ta place dans ce monde”).

Cette attitude est également fondée sur un principe : la liberté à tout prix, qui finalement construira un enfermement, la liberté en tant que concept et non en tant que réalité. C 'est ignorer que la vraie liberté appartient à ceux qui connaissent et reconnaissent le monde tel qu'il est et savent l'utiliser, et ce monde là possède des limites naturelles.

Ainsi, nous pouvons rencontrer des enfants sans limites, méprisant les règles et les lois, selon les cas, crasseux, insultants, marchant sur la table au cours du repas, interrompant violemment les conversations, frappant leur prochain, etc, sans aucune réaction de la part de leurs parents. Ces enfants sont à l'abandon et vivent une immense détresse. Leur comportement est un appel permanent pour que l'on s'intéresse enfin vraiment à eux. Ceci étant, dans mon expérience, ces cas restent exceptionnels, et je fais la différence entre l'enfant dans l'abandon psychologique (qui peut être en présence physique continue de ses parents, présents physiquement mais psychologiquement absents) et les manifestations émotionnelles d'un enfant qui s'exprime et nous invite à nous demander pourquoi il a tel ou tel comportement.

L'enfant accompagné peut lui aussi refuser de se laver, être insultant, déranger, frapper autrui, et c'est aussi un acte révélateur d'une souffrance. Le parent ou l'éducateur accompagnant prendra son enfant au sérieux, avec beaucoup d'intérêt et d'empathie, pour l'aider à résoudre le problème qui génère la transgression. Dans ce cas, il n'y a aucune limite à la patience et à l'amour que l'adulte peut mettre au service de la relation pour venir à bout d'une situation dont l'usage d'autorité n'est jamais la solution.

 L'autorité qui prétend “mettre des limites” est une réponse à l'impuissance face à une situation qui nous dépasse :
– Maintenant, ça suffit !
– J'ai dit non , c'est non !
– Arrête ou tu vas avoir une fessée !
– ça suffit, va dans ta chambre !

Sans parler des claques, châtiments, réprimandes et autres outils de persuasion, qui révèlent le pouvoir de domination que nous prenons parfois sur l'enfant pour stopper des comportements qui nous dérangent. Mais si ces façons de “mettre des limites” mettent fin à certaines situations, elles ne sauraient constituer une solution au problème de l'enfant. Elles sont, en apparence du moins, et momentanément, une “solution” au problème de l'adulte…

D'une manière générale, si l'enfant reste avec son conflit intérieur – car il ne s'est senti ni entendu ni compris dans sa demande sous-jacente – celle-ci s'exprimera à nouveau ultérieurement, de la même manière ou différemment, ou bien il refoulera son conflit pour le retourner plus tard contre lui en développant inconsciemment une névrose ou une réaction somatique.

Distinguer entre “nos” limites et “les” limites

Pour moi, les limites en tant que principe éducatif n'existent pas. En revanche, ce sont nos limites qui s'expriment lorsque la situation vécue avec l'enfant vient au bout de notre patience, que nous ne sommes plus disponibles pour écouter, dialoguer, mettre en lumière, comprendre et aller vers des solutions ; ou simplement pour être là, serein, disponible, pour accompagner l'enfant dans une crise de rage ou de pleurs, pour réconforter, protéger, donner de l'attention et des gestes d'amour pour que l'enfant puisse aller, en toute sécurité, au bout de son émotion, même si nous ne la comprenons pas. Oui, nos limites existent et nous en avons tous, personnalisées et variées. Cela ne me dérange pas d'aller fréquemment chercher mon fils chez un copain tandis que son père trouve cela pénible. Je ne suis pas choquée de voir mon enfant manger avec ses mains tandis que c'est inacceptable pour mon frère. Je n'aime pas voir les enfants grimper au sommet des rochers tandis qu'un autre ne s'en inquiètera pas…

Je crois qu'il est important d'informer l'enfant que nos limites existent. Nous en avons, et il en a aussi. Reconnaissant cela, nous pouvons parler à partir de nous, en disant “je”. Ce n'est donc plus : “Ce n'est pas raisonnable d'aller chaque jour chez un copain !” mais “Je me sens embêté de devoir aller te chercher à chaque fois car je n'aime pas prendre la voiture aussi souvent…”. Ce n'est plus : “C'est dégoûtant de manger avec ses doigts !” mais : “Je me sens écoeuré quand je te vois manger avec tes mains”… Je ne dirai pas : “C'est dangereux de grimper en haut du rocher !”, mais : “Je me sens inquiète quand je te vois si haut” ! A partir de là, le dialogue s'ouvre et des solutions convenables pour chacun peuvent émerger, sans domination. Car ni l'enfant ni quiconque n'a à supporter nos propres limites, et c'est un vrai défi humain que de trouver les arrangements qui conviennent au respect des différences, quelles qu'elles soient.

Face au constat que nous avions besoin de calme le matin et le soir à la maison, tandis que les enfants avaient envie de jouer plus ou moins bruyamment à ces périodes du jour, nous avons mis dans nos priorités la construction d'une pièce supplémentaire qui leur est entièrement destinée. Si nous avions imposé notre besoin, c'était au détriment de celui des enfants… Des vraies solutions existent dans la plupart des cas pour satisfaire tout le monde, pour peu que l'on estime que cette recherche est prioritaire dans nos vies et dans notre relation à l'enfant. Cela implique aussi de renoncer à l'idée que l'enfant doit être éduqué, moulé, conditionné, modelé, adapté pour devenir conforme au monde tel qu'il a été créé par les adultes.

Car, que faisons nous d'autre – en prétendant éduquer – que formater les enfants pour qu'ils deviennent les acteurs d'une société prédéfinie, au péril de l'innocence et de la créativité qui les caractérisent ?

J'ai l'intime conviction qu'une société nouvelle, inspirée par l'essence profonde et divine de chaque être qui naît sur cette terre, pourrait émerger si nous arrêtions d'abîmer l'enfant avec nos exigences et la projection de nos croyances.

Les “vraies” limites sont physiques et conjoncturelles. Ces limites sont non pas psychologiques, mais réelles. Ainsi, à l'enfant qui dirait : “Est-ce que je peux traverser la mer avec mes palmes et mes brassards ?”, le parent laxiste dirait “Fais ton expérience” et mettrait l'enfant en danger. Le parent accompagnant expliquerait : “Ce n'est pas possible. La mer est grande, très grande. Ce serait très long de la traverser, etc., etc.”. Ce serait l'occasion d'amener l'enfant à prendre conscience d'une réalité nouvelle pour lui. Voyant que l'expérience est très importante pour l'enfant, le parent accompagnant pourrait aussi proposer : “Je vois que tu as vraiment besoin de te rendre compte par toi-même. Tu as envie de nager très loin dans la mer. Tu veux vraiment faire cette expérience, alors nous allons la faire en toute sécurité : je vais venir avec toi et si tu es fatigué de nager tu pourras t'accrocher à mes épaules pour retourner sur la plage…”.

L'enfant qui, à toute proposition raisonnable dirait : “Non. Ça ne fait rien. Je ne t'écoute pas. J'y vais quand même…” dit autre chose. Il provoque l'attention de l'adulte pour l'attirer à lui. Il a besoin d'aide, de contact, d'écoute, d'empathie pour une raison peut-être sans relation avec le sujet évoqué.

Les limites sont matérielles (“Je ne peux pas t'amener : je n'ai pas de voiture.”), tandis que nos limites sont émotionnelles (“Je me sens contrarié de devoir te véhiculer sans arrêt !”), et nous pouvons nous sentir envahis par notre ressenti : la rage de l'enfant nous met en colère, nous avons peur, nous nous sentons agaçés, excédés, démunis, etc.. Ce qui se manifeste lorsque nous touchons à nos propres limites, c'est notre petit enfant intérieur avec ses peurs, ses colères refoulées, ses traumas et son conditionnement. Au plus nous prendrons conscience de son existence et de son histoire, au plus nous serons présent à l'enfant que nous devons accompagner, non pas en référence au passé, mais dans une disponibilité totale et neuve.

L'enfant a besoin du parent accompagnant qui lui montre ou lui permet de découvrir par lui-même les contours et les reliefs du monde, qui l'informe des règles et des lois, naturelles et humaines pour accroître sa conscience et son autonomie (“Il est interdit de taper”, “Chacun a droit au respect.”, etc.).

Distinguer entre règles universelles et conventions culturelles

Notre monde possède ses règles universelles, notamment celle du respect, épouvantablement mise à mal en tous coins de la planète, qui pourrait se résumer ainsi : “Ma liberté s'arrête où commence celle d'autrui”.

Et puis il y a des règles conventionnelles, culturelles, qui varient d'un peuple à l'autre, d'une famille à l'autre…Une convention est, comme son nom l'indique, une chose convenue – dont le sens peut échapper à l'enfant. Celui-ci a, naturellement, un grand besoin de cohérence entre ce qu'il vit et ce qu'il ressent. Le petit enfant n'a donc que faire des conventions.

Ma fille voit le beau gâteau que la cuisinière apporte sur la table et elle en veut “tout de suite”. La cuisinière se fâche, la juge impolie et lui impose rudement d'attendre son tour pour être servie quand tous les convives seront prêts… Elle n'a pas perçu l'immense et délicat cadeau qui lui était fait, comme un suprême compliment, dans les yeux d'une petite fille pétillante de vie, gourmande, spontanée, qui reconnaît à la vue de ce gâteau tous les talents de la cuisinière, et la remercie par son enthousiasme. La cuisinière vit l'attitude de la petite fille comme un outrage… Mais quelle était l'intention de l'enfant ?

Pour l'enfant, jusqu'à 10 ou 12 ans, parfois plus tard, la convention est une étrangère. L'enfant vit au présent, dans la spontanéité. Il négligera de dire bonjour à neuf personnes pour se jeter au cou de la dixième, car celle-ci a de la valeur à ses yeux. Son salut est alors empreint de sincérité et de véritable affection.

Nous disons tous bonjour, au revoir et merci à longueur de journée sans vraiment penser au sens de nos paroles. Ces mots “vidés” de leur sens profond résonnent comme des automatismes, nécessaires sans doute pour enjoliver les relations sociales, pour que nous “n'oubliions” pas tout à fait d'être agréable aux autres. Ces codes sociaux sont nécessaires, et nous devons informer les enfants des usages en tant que régulateurs sociaux.

En revanche, faire passer cet apprentissage avant le bien-être de l'enfant – à un âge ou il ne peut le vivre que comme une frustration ou une contrainte – me semble aller à l'encontre d'un développement respectueux. Je dirais même plus : un enfant qui a été précocement forcé à se conformer aux conventions a des chances de devenir un adolescent rebelle, tandis qu'un enfant qui aura pu vivre librement son enfance aura naturellement le goût et le désir de s'identifier aux règles de la société dans laquelle il vit, pour y trouver sa place. N'ayant pas été contraint ni maltraité pour son “éducation”, il a une profonde estime pour les adultes bienveillants qui l'ont entouré et aspire à devenir comme eux.

Je ne souscris pas à l'idée que la rébellion de l'adolescent est une période positive de construction et d'affirmation de soi, qui justifierait la violence de ses comportements envers autrui (mépris, colère, délinquance, vandalisme, agressivité…) ou contre lui-même (mutisme, usage du tabac, de la drogue, de l'alcool, dépression, tentative de suicide…). Seuls les jeunes qui ont grandi dans un carcan tentent de s'en libérer par la rébellion ou la destruction de soi.

Les enfants libres n'ont à se libérer de rien.

Les adultes, de plus en plus nombreux, qui suivent une psychothérapie font principalement une chose : tenter de retrouver et de guérir en eux l'enfant souffrant, car il détermine notre vie entière. Parallèlement à ces indispensables guérisons, nous ferions bien de nous préoccuper enfin de la meilleure manière d'accompagner l'enfant, plutôt que de produire inéluctablement des générations souffrantes.

Laissons aux enfants le temps de déployer leur propre harmonie, accompagnons ce fantastique travail d'épanouissement avec discrétion, respect et délicatesse, afin que chaque être qui naît sur cette terre rende le monde bénéficiaire de sa valeur unique. Et n'oublions pas que l'enfant écouté écoutera, l'enfant respecté respectera, l'enfant servi sera serviable, l'enfant aimé pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il fait, aimera son prochain de la même manière.

Et nous pourrons nous demander, chaque fois que nous imposons une limite, pour quelle raison concrète nous le faisons.

SOPHIE RAHBI
http://www.alain-scohy.com/limites.htm
Mars 2005
Article publié dans la revue 56 de janvier 2006


Par gaelle - Publié dans : d'autres l'on si bien écrit
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 18 janvier 2006

Hier nous sommes allés faire la  2nd écho mais nous étions tellement absorbé par le fait de  voir le bébé que nous avons complèment oublié qu'Argann était avec nous : il a très bien su nous le faire remarquer !!

A l'arrivée dans le cabinet, il n' a pas voulu rester assis sur une chaise pour attendre ni même voulu regarder l'echo à la tv  sans bouger : quand je l'écris je me dit que je n'avais vraiment pas réfléchi ni pris en compte ses propres besoins. Cela c'est soldé par pas mal d'énervement et même un certain besoin d'autorité du papa : c'est pour ça que je me rends bien compte aujourd'hui que autorité rime très bien avec non prise en compte de l'enfant : il aurai été tellement plus simple de lui prendre des jeux , un livre ou tout autre chose alors que là, rien !!! nous n'avions rien emmené pour lui comme si un enfant de 2.5 ans allait attendre patiemment en pleine après midi assis sur une chaise sans rien faire .

En conclusion, nous élevons Argann de la manière la plus respectueuse possible sans tape, ni menaces, mais nous attendons de lui qu'il soit docile et obéissant comme un enfant tapé et menacé alors que le but de notre accompagment de justement prendre en compte ses  besoins et pas de les nier. Le considérer et prendre ses besoins en compte c'était de lui prévoir des activités et pas lui imposer les notres comme seules alternatives.

Hier nous n'avons pris en compte que nos propres besoins et nier complètement ceux d'Argann : parfois ce serai tellement plus facile à court terme : uen menace de punition ou tape, comme nous sommes bien sur les plus forts, il finirai pas céder  mais quels dégats  pourrions nous faire juste pour combler égoïstement nos besoins.

Ah oui ! l'enfant doit comprendre qui est le chef et qui décide !! et bien à l'heure d'aujourd'hui , c'est vrai que face à la force, le chef c'est pas l'enfant mais il ne faut pas oublier que plutard ce ne sera pas nous et qu'il faudra alors se cacher derrière le respect du aux parents mais avons nous vraiment respecté notre enfant ???? il est clair que non :o(( nous lui avons juste imposer un truc complètement absurde pour lui sans aucune explication ni même préparation.

Nous avons encore du boulot mais je pense que cette séance m'a beaucoup appris sur nous même .




Par gaelle - Publié dans : pensées et réflections
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 14 janvier 2006

Comme nous prévoyons un accouchement à la maison pour notre prochain bébé, j'ai demandé à mes copines de l'association la maison de l'enfant ( www.wmaker.net/maisonenfant ), qui ont déjà expérimenté l'AAD, de me conseiller des livres et Stéphanie, m'a conseillé celui-ci : une vrai merveille dont je souhaite vous faire partager mon admiration . Il est en anglais mais il mériterai vraiment d'être traduit et vendu en France pour ne plus que l'accouchement soit uniquement une affaire de médecin mais bien le partage d'expérience de femmes qui ont vécu pleinement leur accouchement dans le respect de leur besoins physiologiques et non selon le confort du personnel médical.

Je ne me sens pas quand même pas très rassurée d'accoucher par moi même car j'ai parfois l'impression que cela sera insurmontable mais le partage d'expérience avec mes copines, la lecture des livres de M.Odent et celui-ci me font croire en moi : enfin je lis que je vais être capable d'accoucher et de faire cet acte si naturel par moi même .
 Non l'hopital et la péridurale ne sont pas des panacées même si c'est confortable de se faire accoucher par quelqu'un d'autre mais cette fois-ci je ne veux pas être patiente mais c'est bien moi qui vais accoucher.

Je ressens souvent plein de peurs remonter en moi : et si ... ça se déchire ... et si j'ai trop mal.... et si ça ne se passe pas comme je veux ou ... et François, comment va t il être ... et même Argann ... c'est très difficile mais pour une fois je me sens confiante en la vie : je sais que mon chéri sera à la hauteur comme d'habitude, j'ai toujours pu compter sur lui, et qu'il n'y a rien de plus naturel qu'accoucher alors pour une fois, je vais vraiment croire en moi ! coire que je suis capable comme toutes les femmes de donner la vie sans médicaments, sans rien ! juste moi, ce bébé, ma famille et ma sage femme !
Nous avons même décider qu'Argann devait participer à cette aventure car il est aussi concerné par l'arrivée de ce bébé même si en ce moment l'idée de partager le lait de maman ne lui plait guère . Bon, en ce moment, il tête à vide mais je sens bien qu'il attend avec impatience que le lait revienne. C'est un vrai têteur !!!

9 mois de préparation pour cette aventure ne vont pas de trop car plus ma grossesse avance plus je me sens rattrapée par la nautre  : pas celle qui nous entoure tous les jours mais l'autre, celle dont on veut se détacher pour croire que l'on est plus fort qu'elle alors que là, je vais devoir travailler avec elle !
Par gaelle - Publié dans : lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 14 janvier 2006

Eh oui ça c'est nous : notre petite famille en pleine croissance car à la date d'aujourd'hui nous attenons un autre bébé pour le joli mois de mai 2006.

Je vous propose avec ce blog de partager mes pensées, lectures, expériences, intérrognations ... au fil des jours où j'aurai envie d'écrire ! mais aussi le temps car le travail de maman au foyer n'est vraiment pas de tout repos lol
Par gaelle - Publié dans : kardamone
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus